Union de la droite du centre et des indépendants


Hommages et reconnaissances…

Au moment où j’écris ces lignes, Lorient est sous le choc du drame qui a frappé deux familles, un dimanche de Pentecôte, avec le décès d’un enfant et le pronostic vital engagé pour le second parce qu’un irresponsable, conduisant sans permis, a refusé d’obtempérer à un contrôle de gendarmerie et a choisi délibérément de prendre la fuite, avec les conséquences que l’on sait. Deux familles brisées par la perte de ce qui est le plus cher à tous, un enfant. Notre compassion va à ces deux familles lourdement éplorées et à la communauté turque lorientaise très solidaire. Mais au-delà, c’est bien l’ensemble de la population lorientaise qui ressent une profonde tristesse et une réelle colère : celle-ci ne devra toutefois pas gêner la nécessaire justice républicaine qui doit passer, ferme et sereine.
Ce dramatique événement est l’occasion de rendre hommage aux professionnels de santé, médecins, infirmier(e)s, aides-soignants qui oeuvrent chaque jour pour réparer les corps meurtris, pour préserver notre santé, dans des conditions que l’actualité a soulignées, particulièrement difficiles quand il s’agit des urgences médicales. Dans une société qui connaît une formidable progression de l’espérance de vie, l’incompréhension est d’autant plus forte quand la maladie finit malgré tout par l’emporter. La question des moyens publics et privés que nous pouvons et devons consacrer à nos politiques de santé devient cruciale : si elle concerne avant tout l’Etat, elle ne peut être ignorée des acteurs publics de proximité, c’est-à-dire des collectivités locales. C’est une affaire d’efficacité mais aussi de reconnaissance vis-à-vis de tous ces professionnels qui se consacrent corps et âme à leur mission, par fidélité au serment d’Hippocrate comme par compassion envers leurs semblables.
Au Pays de Lorient, les défis ne manquent pas pour l’avenir : l’accueil des personnes âgées dépendantes, une réalité qui touche de plus en plus de familles et que nous devrons mieux appréhender ; celui de nos concitoyens souffrant de handicaps plus ou moins lourds, notamment à l’âge adulte, quand les aidants (souvent les parents âgés) ne peuvent plus assurer aussi facilement l’accompagnement quotidien.
Que dire du traitement des troubles psychiatriques, une autre réalité que notre société se doit d’affronter avec lucidité, en abordant également la question des moyens que nous sommes prêts à y consacrer. Là aussi, il y a des professionnels qui agissent dans des conditions souvent difficiles et qui méritent notre reconnaissance.
Enfin, comme ailleurs, nous aurons à traiter de l’organisation des urgences hospitalières même s’il faut se féliciter des progrès accomplis par le nouveau Groupe Hospitalier de Bretagne Sud.
Je vous souhaite un très bel été à tous ! 

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