Union de la droite du centre et des indépendants


La croix et la bannière

Je ne vais pas ici remettre en cause le Triskell dont le projet a été adopté en conseil municipal depuis de nombreuses années et qui a apporté de larges améliorations avec la circulation des bus dans des couloirs réservés. Mais des adaptations sont nécessaires. 
Les transports collectifs sont utilisés par la population s’ils sont ponctuels et suffisamment fréquents pour permettre aux utilisateurs d’être à l’endroit souhaité au bon moment.
Cette assurance existe dans les grandes villes dotées de métros, de tramways, dont la fréquence n’excède pas 10 mn aux heures de pointe. Pour les agglomérations moyennes le problème est plus complexe. Mais on doit considérer qu’un petit véhicule toutes les dix minutes est préférable à un gros, parfois aux trois quarts vide, toutes les 20 minutes.
À Lorient lorsque l’on interroge la population surtout les plus âgés, la confiance dans la qualité des transports collectifs n’est pas encore acquise. Urgence, besoin de souplesse, transport de charges, risque de pluie, froid, autant de raisons pour les habitants d’utiliser leur véhicule personnel.
Pour ceux-là le TRISKELL peut s’avérer inextricable. Car ce ne sont pas trois branches égales qui se présentent à eux mais une multiplicité de voies qu’il faut savoir déchiffrer : Couleurs des voies, marquage au sol, panneaux indicateurs … Parfois ouf !… On peut emprunter la voie sur quelques mètres… puis elle est interdite ! il faut alors bifurquer rapidement ; et estimez-vous
heureux quand il ne s’y ajoute pas un feu de signalisation au centre d’un carrefour qui semblait pourtant à sens giratoire. C’est alors la croix et la bannière : « Déchiffrer ou conduire » il faut choisir.
On trouve également un double carrefour à sens giratoire, fort heureusement sans dénivellation marquée, ce qui permet, même à certains élus, d’aller doit au but sans effectuer les circonvolutions nécessaires.
Ajoutez à cela les limitations de vitesse, le 90 devenu 80 ou 70 ailleurs. Le 50 existe encore, mais le 30 domine en ville. On peut aussi vous inviter à passer du 70 au 30 sans transition ; ce qui fait exploser le cinémomètre de la police municipale.
À vélo, à l’incompréhension s’ajoute le stress, car point de pistes cyclables dignes de ce nom, c’est-à-dire délimitées par des séparateurs, mais de simples bandes trop étroites le plus souvent. 
Triskell est un joli nom, mais le problème est que l’on ne sait pas toujours quelle branche suivre en toute sécurité. 
Permamences, 25 rue Marie Dorval 02 97 84 81 35

  • 6 Octobre : Fabrice Loher
  • 13 Octobre : Maria Colas
  • 20 Octobre : Gaëlle Bois

Jean Le Bot

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