Union de la droite du centre et des indépendants


Les Français et le ras-le-bol fiscal

Le gouvernement est confronté depuis la rentrée à un ressentiment croissant des Français contre les hausses d’impôts. En dépit du pacte de responsabilité et d’un effort sur la fiscalité des plus modestes, la France conserve selon l’ OCDE la seconde place dans le classement des pays qui taxent le plus. Sur la scène internationale seul le Danemark peut se prévaloir de
taxer davantage.
La baisse du matraquage fiscal en particulier des classes moyennes reste une fiction. Les hausses de taxes sur le tabac, les carburants et les autres recettes ont augmentées considérablement au nom de la Santé publique et de la protection de l’Environnement. En attendant la suppression de la taxe d’habitation pour seulement une partie des français, l’impôt sur le revenu reste toujours lourd pour celles et ceux qui le paient encore.
Dans le même temps il y a eu la baisse des APL et la hausse de la CSG, la non indexation des pensions de retraites sur l’inflation en 2019, qui, sous le mandat précédent ont été gelées et les salaires qui stagnent. De nombreux foyers appartenant aux classes moyennes continueront à payer la taxe d’habitation bien que leur pouvoir d’achat soit juste compte tenu de leurs dépenses obligatoires et il y a là une profonde injustice qui n’est pas de nature à apaiser le ressentiment fiscal de ces milliers de français qui ont le sentiment de payer pour les autres.
Les explications de la montée des « populismes » ne manquent pas : montée de la pauvreté, des inégalités et décrochage des territoires. La montée en puissance des emplois de basse qualification, ou à l’inverse des emplois de haute qualification, se fait au détriment des emplois intermédiaires ce qui entraîne le désarroi des classes moyennes car de plus en plus aspirées vers les emplois peu qualifiés et réduit à néant la confiance dans l’ascenseur social. Pas certain que la révolution fiscale actuelle soit un cadeau pour la classe moyenne si pour la financer les fonctionnaires sont mis à contribution sans perspectives pour ces métiers, à moins que la croissance n’améliore les choses… Les aspirations des classes moyennes et populaires semblent enfin entendues par le Gouvernement et des avancées ont été annoncées même si de nombreuses revendications n’ont pas obtenues de réponse. Les revendications, aussi légitimes soient elles, ne doivent pas se faire dans la violence et le désordre. Les réformes doivent se faire dans le respect de nos valeurs et de nos institutions.
« Rien n’est possible sans les hommes, rien n’est durable sans les institutions »
Jean Monnet

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  • 2 février : Liliane Pètre
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