Le mot de la majorité


À vos Gestes, écocitoyens

L’année 2018 a été la plus chaude de notre pays. Depuis le 2 août, nous avons consommé les ressources naturelles que la Terre peut produire en une année pour couvrir les besoins vitaux de tous ses habitants. La sixième extinction des espèces animales se produit à un rythme effréné. Nos océans n’absorbent plus le carbone que nous produisons par nos activités, se réchauffent, s’acidifient et mettent en péril leur flore et leur faune. Les banquises des pôles fondent et ce nouvel apport en eau douce risque de dérégler à moyen terme le gulf stream et par conséquent le climat tempéré européen.
Tempêtes, inondations, sécheresses, incendies se succèdent et s’amplifient, créant des drames humains dont les migrations climatiques. La réalité des dérèglements et leurs conséquences s’imposent à nous et nous sommes face au plus grand défi que l’humanité doit affronter.
Les scenarii, les alertes des experts étaient bel et bien à leur juste mesure et leur prochain rapport début octobre ne risque pas de nous rassurer. Notre confiance au seul progrès technique est ébranlée. Nous parlions de générations futures dans nos premières alertes, mais l’avenir à la fois de nos enfants et des générations futures va en être profondément et durablement
impacté. Le changement est irréversible mais nous pouvons encore atténuer la tendance. Aussi une politique de petits pas, d’objectifs à atteindre à moyen terme n’est plus acceptable, plus viable. Nos concitoyens sont en quête de bien-être et de santé environnementale, ils refusent les pesticides et les perturbateurs endocriniens, s’inquiètent des pollutions manifestes. Seule notre mobilisation citoyenne pourra peser sur les choix politiques en matière de transport, d’agriculture, de transition ergétique.
Il incombe à chacun, là où il est, de faire chaque jour un geste pour notre planète. Ne pas prendre sa voiture en toutes circonstances, être attentif à la provenance et la composition des aliments, être sobre en énergie, mesurer l’impact de chaque acte de notre vie quotidienne. Et produire un poids collectif contre les lobbys qui oeuvrent dans les coulisses aux décisions politiques.
L’écologie n’est pas punitive comme d’aucuns l’affirment mais sera salvatrice si elle devient la colonne vertébrale d’une transformation sociétale qui s’affranchit du modèle économique libéral.
Ne pas agir aujourd’hui c’est considérer que notre planète est trop petite pour que tout le monde y ait sa place. Il est impératif de prendre conscience de cette lourde responsabilité individuelle.

Claudine Le Goff, adjointe au maire chargée de la petite enfance et de la parentalité

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