Le mot de la majorité


Sommés… de se réveiller

Nos enfants sont dans la rue. Ils tentent de nous mobiliser pour que chacun d’entre nous, prenne une part active dans la lutte contre le réchauffement climatique, afin de préserver leur avenir. Mais, déjà, à cette première urgence s’ajoute une deuxième.
L’ONU, vient de présenter, un rapport accablant faisant la synthèse de plus de 15000 études scientifiques menées à travers le monde sur l’état de la biodiversité. Un million d’espèces pourrait disparaître dans les prochaines décennies. Un tiers des populations d’oiseaux ont déjà disparu en France depuis 15 ans. Les insectes dont ils se nourrissent sont éradiqués par les pesticides agricoles. Les paysans savaient dans un passé pas si lointain moduler et aménager les espaces naturels en respectant la faune et la flore. La replantation des haies en Bretagne qui offre un abri aux oiseaux et aux insectes est une heureuse initiative. Les abeilles et les autres pollinisateurs de nos fruits, légumes et fleurs restent fragilisés malgré l’interdiction des néonicotinoïdes depuis septembre dernier.
Les océans se sont vidés de la moitié de leurs animaux marins en quatre décennies. Mais savons-nous seulement que le phytoplancton fabriquerait entre 50 et 85 %, de l’oxygène que nous respirons ?
Les principales causes de cette extinction de masse sont connues : une agriculture productiviste mondiale, la surpêche, des modes de transports polluants et impactant les espaces naturels, mais aussi l’étalement urbain et économique, c’est ainsi près de 1100 hectares de terre agricoles par semaine urbanisés en France.
Briser la chaîne des interactions entre les espèces et leurs milieux pour des profits à court terme les condamne à moyen terme. Il nous sera bientôt plus difficile et onéreux de se nourrir ou même de respirer quand nous savons qu’en Europe plus de 800 000 personnes meurent prématurément en raison de la pollution atmosphérique. Il nous faut donc accompagner l’ensemble des systèmes agricole et économique vers une transition écologique, sanctuariser les terres arables, les zones humides et les forêts.
Les solutions sont locales et elles nous appartiennent à travers les choix politiques que nous mettons en oeuvre. Manger moins de viande, manger sain pour conforter les filières locales respectueuses de l’environnement et entrer dans un cercle d’échanges locaux vertueux, acheter des produits en vrac sans plastique.
Protégeons la nature et sa biodiversité parce que n’avons pas fini de la connaitre et qu’elle a tant à apporter à nos enfants. Les outils du réveil sont dans nos mains. 

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