Le mot de la majorité


L’eau, un élément clef de la transition écologique

Après les feux importants en Finlande, en Sibérie et son probable impact renforcé sur le dégel du permafrost, après ceux de l’Afrique centrale et ceux de l’Europe du sud, l’Amazonie brûle à son tour.
Ces feux sont certes dus à la main de l’homme en grande partie mais la sécheresse multiplie les départs de feu et les rend non maîtrisables. La banque mondiale alerte aujourd’hui sur la sécheresse planétaire et la pollution de l’eau. En France, 85 départements sont, ou ont été, en alerte sécheresse.
L’eau, c’est notre bien commun vital. Sa gestion pose aujourd’hui question. Les conflits d’usage entre l’industrie, agriculture et les usages domestiques risquent de s’exacerber dans un futur proche.
En France 6 % des terres irriguées par l’agriculture, captent à elles seules 80 % de l’eau pompée en été. Malgré leur rôle crucial, nous avons laissé disparaître 50 % de nos zones humides alors que ces éponges naturelles stockent l’excédent des pluies et le restituent doucement en période de sécheresse. Il devient donc urgent de préserver dans nos politiques de développement territorial ces zones humides, mais aussi prendre soin de nos forêts, ces autres filtres de l’eau. L’usage permanent des produits chimiques et la présence persistante
des perturbateurs endocriniens dans l’eau se révèlent un véritable danger pour l’avenir. L’accompagnement des agriculteurs pour repenser le modèle agricole adapté à ces changements durables du climat, des cultures plus proches du sol et de ces nouvelles contraintes, la production localement des céréales nécessaires pour nourrir nos animaux pour ne plus participer à la destruction de l’Amazonie, c’est l’enjeu des années à venir.
Il nous faut produire à partir de ce sol nourricier, de la nature que des générations de paysans ont préservés, là où nous sommes, entrer dans une économie circulaire et durable, des circuits courts, promouvoir l’agriculture biologique. 
Les accords internationaux facilitant la circulation en tous sens de la production alimentaire et mettant en concurrence les producteurs de la planète ont aussi un impact sur l’environnement, notre santé et les émissions de gaz à effet de serre. La nature nous offre ses propres solutions, associées à de nouvelles techniques et à de nouveaux comportements individuels ou collectifs.
Nous pouvons changer de paradigme. 

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