Extinction de l'éclairage public


Depuis le 7 juillet 2021, Lorient expérimente l’extinction partielle de son éclairage public la nuit sur 60 % de son parc lumineux (5 800 points lumineux sur 9 600 sont éteints).
Après dix mois d’expérimentation et des ajustements réalisés pour répondre aux attentes des habitants, la Ville a su trouver l’équilibre entre enjeux économiques et sociaux et usages ressentis.

L’extinction de l’éclairage public a donné de bons résultats, ses effets bénéfiques sur l’environnement et les finances de la Ville vont s’inscrire dans la durée, la municipalité a donc décidé de pérenniser cette mesure.

L’extinction de l’éclairage public entre minuit et 6 h en semaine, et 1h30 et 6h30 les vendredis et samedis, a permis de baisser de 16 % la consommation d’énergie entre juillet et décembre 2021.

Après seulement six mois d’expérimentation, la Ville observe une économie prévisionnelle de l’ordre de 60000 euros.

La Ville de Lorient passe donc à l'extinction 5 800 points lumineux. Une réduction conséquente, le mobilier d’éclairage modernisé ces dernières années en centre-ville et sur les axes principaux restant en fonctionnement.
Le but est d’atteindre une réduction proche de 2 GWh pour répondre aux objectifs du plan climat, ce qui correspond à une réduction d’un tiers de notre consommation d’électricité pour l’éclairage public et une économie annuelle de l’ordre de 200 000 €.

L’éclairage public est une source de pollution lumineuse préjudiciable à l’écosystème, et qui représente 14 % de la consommation énergétique totale de la Ville. Pour préserver la biodiversité et pour davantage de sobriété énergétique, une expérimentation d’extinction partielle est proposée en concertation avec les habitants qui ont pu s’exprimer sur le sujet au printemps.

La "pollution lumineuse", qu'est-ce que c'est ?

Il s’agit de l’excès de lumière artificielle générée par l’éclairage, dans les villes. L’éclairage public en fait partie. Les conséquences ? Une privation de l’observation du ciel étoilé, des cycles de sommeil potentiellement perturbés par les lumières intrusives mais aussi un danger pour la biodiversité et un gaspillage énergétique considérable. Oiseaux migrateurs désorientés, chauves-souris chassées des zones urbaines, insectes grillés… L’éclairage public contribue en outre au réchauffement climatique puisqu’il est responsable de 4 % des émissions de gaz à effet de serre en France.

Comment agir pour mieux préserver l’environnement ?

À Lorient, les « boules » lumineuses, vétustes, très énergivores et peu efficaces, laissent depuis plusieurs années la place à du matériel moderne, avec leds, piloté par des variateurs de tension. La lumière est davantage projetée vers le sol, avec une diminution du rayon lumineux. De plus en plus, les niveaux d’intensité s’adaptent selon les endroits et les moments. Et l’extinction de l’éclairage est mise en œuvre dans certaines zones.

Où a-t-on déjà éteint les lumières, en ville ?

Cela a été le cas, par exemple, dans le secteur de la Cardonnière : l’extinction de la zone d’activité a été expérimentée pendant plusieurs semaines, puis pérennisée. Sur la desserte portuaire, par ailleurs, entre l’échangeur de Kerdual et le giratoire de la base de sous-marins, l’extinction a également été expérimentée avec succès : les 165 lampadaires ont définitivement été retirés en 2016.

Que représente l’éclairage public en consommations d’énergie ?

Avec plus de 9 000 points lumineux, l’éclairage public représente à Lorient 4,5 gigawatt-heure (GWh) par an, soit l’équivalent de la consommation d’énergie de 750 foyers sur une année. Depuis plusieurs années, les consommations diminuent. De manière générale, l’éclairage public représente aujourd’hui une facture annuelle de l’ordre de 600 000 euros et près de 14 % de la consommation d’énergie de la Ville. L’extinction de la desserte portuaire a entraîné des économies à hauteur de 30 000 euros par an. Mais les baisses de consommations et l’ajustement des abonnements de puissance ne permettent désormais au mieux qu’un maintien de la dépense, du fait de l’augmentation des prix de l’électricité.

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