Extinction de l'éclairage public


Eclairage public : l’extinction partielle adoptée au Conseil municipal

Lors de la consultation menée en avril-mai 2021 auprès des Lorientais, une grande majorité des participants s’est prononcée en faveur d’une expérimentation de l’extinction partielle de l’éclairage public. Elle a été proposée au Conseil municipal du 1er juillet pour une mise en œuvre progressive à partir du 9 juillet, pour six mois, entre 23h et 6h, avec un aménagement les vendredis et samedis soir.

Vous êtes près de 400 à avoir exprimé votre avis. Vos choix et vos observations ont été recensés et analysés par les services municipaux. 80 % d’entre vous ont opté pour expérimenter l’extinction de l’éclairage public, dont une majorité sur la tranche 23h - 6h.

Beaucoup ont fait part de leur souhait d’un aménagement les vendredis et samedis soirs. C’est donc le créneau 1h30 - 6h30 qui sera proposé ces jours-là pour l’extinction nocturne.

Parmi les sujets soulevés par les participants, celui de l’extinction des enseignes commerciales lumineuses, qui est une obligation légale. Un travail d’identification des enseignes restant allumées est mené par les médiateurs municipaux dans le cadre du dispositif Alter-Noz.

Rappelons que ce projet concerne principalement les secteurs résidentiels. Les axes les plus fréquentés, le centre-ville ou le secteur de la gare seraient exclus du périmètre.

Le total des points lumineux éteints représentera 64 % du parc (5800 sur 9000).

Cette expérimentation sera suivie d’une évaluation.

La Ville de Lorient passe donc à l'extinction 5 800 points lumineux. Une réduction conséquente, le mobilier d’éclairage modernisé ces dernières années en centre-ville et sur les axes principaux restant en fonctionnement.
Le but est d’atteindre une réduction proche de 2 GWh pour répondre aux objectifs du plan climat, ce qui correspond à une réduction d’un tiers de notre consommation d’électricité pour l’éclairage public et une économie annuelle de l’ordre de 200 000 €.

L’éclairage public est une source de pollution lumineuse préjudiciable à l’écosystème, et qui représente 14 % de la consommation énergétique totale de la Ville. Pour préserver la biodiversité et pour davantage de sobriété énergétique, une expérimentation d’extinction partielle est proposée en concertation avec les habitants qui ont pu s’exprimer sur le sujet au printemps.

La "pollution lumineuse", qu'est-ce que c'est ?

Il s’agit de l’excès de lumière artificielle générée par l’éclairage, dans les villes. L’éclairage public en fait partie. Les conséquences ? Une privation de l’observation du ciel étoilé, des cycles de sommeil potentiellement perturbés par les lumières intrusives mais aussi un danger pour la biodiversité et un gaspillage énergétique considérable. Oiseaux migrateurs désorientés, chauves-souris chassées des zones urbaines, insectes grillés… L’éclairage public contribue en outre au réchauffement climatique puisqu’il est responsable de 4 % des émissions de gaz à effet de serre en France.

Comment agir pour mieux préserver l’environnement ?

À Lorient, les « boules » lumineuses, vétustes, très énergivores et peu efficaces, laissent depuis plusieurs années la place à du matériel moderne, avec leds, piloté par des variateurs de tension. La lumière est davantage projetée vers le sol, avec une diminution du rayon lumineux. De plus en plus, les niveaux d’intensité s’adaptent selon les endroits et les moments. Et l’extinction de l’éclairage est mise en œuvre dans certaines zones.

Où a-t-on déjà éteint les lumières, en ville ?

Cela a été le cas, par exemple, dans le secteur de la Cardonnière : l’extinction de la zone d’activité a été expérimentée pendant plusieurs semaines, puis pérennisée. Sur la desserte portuaire, par ailleurs, entre l’échangeur de Kerdual et le giratoire de la base de sous-marins, l’extinction a également été expérimentée avec succès : les 165 lampadaires ont définitivement été retirés en 2016.

Que représente l’éclairage public en consommations d’énergie ?

Avec plus de 9 000 points lumineux, l’éclairage public représente à Lorient 4,5 gigawatt-heure (GWh) par an, soit l’équivalent de la consommation d’énergie de 750 foyers sur une année. Depuis plusieurs années, les consommations diminuent. De manière générale, l’éclairage public représente aujourd’hui une facture annuelle de l’ordre de 600 000 euros et près de 14 % de la consommation d’énergie de la Ville. L’extinction de la desserte portuaire a entraîné des économies à hauteur de 30 000 euros par an. Mais les baisses de consommations et l’ajustement des abonnements de puissance ne permettent désormais au mieux qu’un maintien de la dépense, du fait de l’augmentation des prix de l’électricité.

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