Réduction de l'éclairage public


Du 15 avril au 22 mai, place à l'expression des habitants sur plusieurs choix possibles
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Une concertation s’engage pour expérimenter la réduction de l’éclairage public

L’éclairage public est une source de pollution lumineuse préjudiciable à l’écosystème, et qui représente 14 % de la consommation énergétique totale de la Ville. Pour préserver la biodiversité et pour davantage de sobriété énergétique, une expérimentation d’extinction partielle est proposée à partir du 21 juin, en concertation avec les habitants qui peuvent s’exprimer sur le sujet du 15 avril au 22 mai.

La "pollution lumineuse", qu'est-ce que c'est ?

Il s’agit de l’excès de lumière artificielle générée par l’éclairage, dans les villes. L’éclairage public en fait partie. Les conséquences ? Une privation de l’observation du ciel étoilé, des cycles de sommeil potentiellement perturbés par les lumières intrusives mais aussi un danger pour la biodiversité et un gaspillage énergétique considérable. Oiseaux migrateurs désorientés, chauves-souris chassées des zones urbaines, insectes grillés… L’éclairage public contribue en outre au réchauffement climatique puisqu’il est responsable de 4 % des émissions de gaz à effet de serre en France.

Comment agir pour mieux préserver l’environnement ?

À Lorient, les « boules » lumineuses, vétustes, très énergivores et peu efficaces, laissent depuis plusieurs années la place à du matériel moderne, avec leds, piloté par des variateurs de tension. La lumière est davantage projetée vers le sol, avec une diminution du rayon lumineux. De plus en plus, les niveaux d’intensité s’adaptent selon les endroits et les moments. Et l’extinction de l’éclairage est mise en œuvre dans certaines zones.

Où a-t-on déjà éteint les lumières, en ville ?

Cela a été le cas, par exemple, dans le secteur de la Cardonnière : l’extinction de la zone d’activité a été expérimentée pendant plusieurs semaines, puis pérennisée. Sur la desserte portuaire, par ailleurs, entre l’échangeur de Kerdual et le giratoire de la base de sous-marins, l’extinction a également été expérimentée avec succès : les 165 lampadaires ont définitivement été retirés en 2016.

Que représente l’éclairage public en consommations d’énergie ?

Avec plus de 9 000 points lumineux, l’éclairage public représente à Lorient 4,5 gigawatt-heure (GWh) par an, soit l’équivalent de la consommation d’énergie de 750 foyers sur une année. Depuis plusieurs années, les consommations diminuent. De manière générale, l’éclairage public représente aujourd’hui une facture annuelle de l’ordre de 600 000 euros et près de 14 % de la consommation d’énergie de la Ville. L’extinction de la desserte portuaire a entraîné des économies à hauteur de 30 000 euros par an. Mais les baisses de consommations et l’ajustement des abonnements de puissance ne permettent désormais au mieux qu’un maintien de la dépense, du fait de l’augmentation des prix de l’électricité.

Peut-on aller encore plus loin ?

Oui, l’arrêté ministériel du 27 décembre 2018 édicte d’ailleurs plusieurs règles qui doivent être respectées par les collectivités. La Ville de Lorient propose donc une nouvelle expérimentation, une extinction partielle de l’éclairage public avec 5 800 points lumineux éteints. Une réduction conséquente, le mobilier d’éclairage modernisé ces dernières années en centre-ville et sur les axes principaux restant en fonctionnement. L’objectif est d’atteindre une réduction proche de 2 GWh pour répondre aux objectifs du plan climat, ce qui correspond à une réduction d’un tiers de notre consommation d’électricité pour l’éclairage public et une économie annuelle de l’ordre de 200 000 €.

Comment se déroulera l’expérimentation ?

Cette expérimentation, proposée pour le 21 juin et pour une durée de six mois, sera menée avec les habitants. Tout d’abord, les créneaux horaires de l’extinction font l’objet d’une consultation. Ensuite, pendant toute la durée de l’expérimentation, élus et services répondront aux questions éventuelles et se déplaceront en cas de besoin.

D’autres villes ont-elles déjà mené des extinctions ?

Oui, de nombreuses villes ont déjà mis en place l’extinction totale ou partielle de l’éclairage public. Les retours sont positifs, sans incidence sur la sécurité notamment : rappelons qu’en France, les données de la gendarmerie et des compagnies d’assurance permettent d’exclure un lien entre moins d’éclairage public et moins de sécurité.

Et après ?

Un bilan de l’expérimentation sera effectué en janvier 2022. Celui-ci permettra d’aboutir à la pérennisation, à l’abandon ou à des ajustements du dispositif expérimenté.

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