Expression de l'opposition : Lorient en commun


Nos idées sont faites pour être partagées !

Après chaque scrutin, les mêmes indignations se font entendre : le peu de participation, la nécessité de remobiliser la population, de « cesser la politique politicienne » pour « s’intéresser à l’intérêt général »… Ce n’est hélas que de l’incantation dès lors que les solutions pour y remédier ne sont pas prises. Elles sont pourtant connues : repolitiser
l’action publique et décentraliser le pouvoir.
La participation citoyenne suppose en effet deux conditions : d’une part, l’envie de se projeter dans l’avenir et donc être en accord avec un projet de société, d’autre part s’assurer que ce projet puisse être réalisable et donc avoir le pouvoir de le mettre en place. Nos collectivités, bien souvent, n’offrent ni l’une, ni l’autre de ces conditions puisqu’elles ont de moins en moins de pouvoir, tendance que la majorité présidentielle actuelle renforce. Trop d’élus se contentent alors de gérer à la petite semaine.
Le maire est certes le « premier magistrat » de la ville, mais il est surtout son représentant politique. Nous attendons donc qu’il fixe un cap. Or, excepté sur les caméras de vidéosurveillance dont on n’a jamais pu prouver l’efficacité, quel est le projet de la majorité ? Quelle ville le maire et ses adjoint.es veulent-ils dans 10, 20, 30 ans ? Nous avons du mal à comprendre où la majorité veut mener Lorient ! « Économie bleue », « croissance verte », « mandat de la culture »… des mots clefs peu éclairants face à des enjeux pourtant bien réels : Brexit, avenir du monde culturel, du bassin industriel, de l’université…
Notre liste Lorient en commun est née sur la base d’une analyse : face aux urgences écologiques, économiques, sociales, culturelles ou démocratiques, nous proposions d’innover et de faire de Lorient la « capitale des transitions ». L’élection est passée et nous avons été battus. Huit élus sont dans l’opposition. Soit. Mais nous avons décidé de ne pas gaspiller ces 6 ans et d’être constructifs. Nous ne sommes pas maîtres de l’ordre du jour des conseils municipaux. Néanmoins, nous avons déjà fait des dizaines de propositions en séance plénière ou en commissions : sur les conseils citoyens, sur les stratégies commerciales, de transports, sur la culture, la langue bretonne, le tourisme, l’histoire de notre ville et même sur l’aide internationale. Régulièrement, le maire se dit « ouvert » à nos idées. Chiche ! Nos idées sont faites pour être partagées ! Le discours d’ouverture doit s’accompagner d’actes et nous attendons une vision d’avenir claire pour Lorient.

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