aire piétonne dans la charte de la rue

Les trottoirs, c'est le pied

Actus-Mobilités

On les connaît bien, on les pratique souvent, et pourtant on oublie parfois que plusieurs règles régissent l’usage des trottoirs. Faisons le point, pas à pas !

Premier impératif pour être à son aise sur un trottoir : disposer d’une place suffisante, sans être gêné par des obstacles. Rappelons en effet que les piétons circulent parfois avec des accessoires plus ou moins imposants, qu’il s’agisse de bagages, d’un caddie, d’une poussette, de béquilles… Et il faut bien sûr penser aux personnes en fauteuil roulant et à celles ayant un handicap sensoriel (non-voyant ou malvoyant, sourd ou malentendant…) ou cognitif. Pour permettre à chacun de cheminer dans les meilleures conditions, il est donc recommandé de laisser libre le trottoir de tout obstacle sur une largeur de 1,40 m. Les poubelles doivent être sorties la veille au soir et rentrées au plus tôt après la collecte.
À savoir : la création d’emplacements réservés pour ces bacs peut être envisagée sur la chaussée : ils font l’objet d’un marquage au sol, comme c’est le cas dans la rue de Kerlin par  exemple. C’est aussi pour garantir un espace suffisant que les voitures ont interdiction de stationner sur tout ou partie du trottoir (comme ils ne peuvent empiéter sur les voies
cyclables). Le stationnement très gênant sur trottoir est évidemment verbalisable (135 € ).

Sécurité

Deuxième impératif : se sentir en sécurité. Et quand les amateurs de glisse découvrent les joies du bitume, ça fait parfois un peu peur aux piétons ! Skateboard, wake-board, trottinette, street-surf… Les modèles d’engins à roulettes se multiplient en ville. Ils se plient, se déplient, se rangent…Les mobilités douces se développent, c’est tant mieux et souvent bien pratique. Quand ces modèles ne sont pas motorisés, leurs usagers doivent circuler sur les trottoirs, mais à l’allure du pas (6 km/h environ) afin de ne pas se mettre en danger, et de ne pas mettre en danger autrui. La ville n’est pas une piste pour sport de compétition… Quant aux cyclistes, ils doivent poser pied à terre et marcher en tenant le vélo à
la main. Seuls les enfants de moins de 8 ans sont autorisés à y rouler. Certains trottoirs élargis sont néanmoins aménagés en aires piétonnes : ils permettent la cohabitation des
piétons et des cyclistes circulant à faible vitesse. Quelques exemples ? Boulevard Blum, avenue Lénine, rue Chaigneau, avenue Capitaine Marienne, rue de Kervénanec…

Occupation prolongée

Un déménagement, une livraison, une pose d’échafaudage ? L’occupation prolongée du trottoir est possible sous certaines conditions. Elle nécessite dans tous les cas une autorisation spéciale du maire : une demande doit être effectuée deux semaines à l’avance. Pour la formaliser, rendez-vous sur demat.lorient.bzh. Vous pourrez y remplir le formulaire en ligne.

Rappelons enfin que tous les usagers de l’espace public (piétons,cyclistes, automobilistes…) peuvent consulter ou se procurer la « charte de la rue lorientaise », et disposer ainsi d’un concentré de bonnes pratiques ! Cliquer ici pour la consulter en ligne

Accessibilité

Plusieurs solutions permettent de répondre aux difficultés que peuvent rencontrer les personnes à mobilité réduite. Parmi celles-ci, citons par exemple les abaissements de trottoirs au niveau des traversées piétonnes, qui favorisent la bonne accessibilité des personnes se déplaçant en fauteuil roulant. Ou encore les bandes d’éveil et de vigilance podotactiles qui peuvent annoncer une traversée de chaussée, une bordure de quai ou un escalier aux personnes en situation de handicap visuel. Quant aux bandes de guidage, elles les orientent, depuis certaines traversées stratégiques jusqu’à l’arrêt de bus le plus proche.

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